France
Bauvin
Occupation totale: 2.211 victimes
Occupation totale: 2.211 victimes
Adresse
76, rue Jean Jaurès (D39)
Bauvin
France
Département du Nord Première Guerre mondiale 2.211 morts de guerre allemands 7 morts de guerre russes 1 mort de guerre portugais 2 morts de l'armée impériale et royale. Le cimetière militaire allemand de Bauvin a été créé en juin 1915 par les troupes allemandes au cours des durs combats défensifs dans la région entre Armentières et Lens. Plus de 500 morts de cette période reposent dans ce cimetière. Environ 200 soldats ont perdu la vie à l'automne 1914 et ont été enterrés ici par la suite. Près de 600 autres sont morts en 1917 à la suite des grandes attaques alliées à Arras et en Flandre et plus de 300 lors de l'attaque allemande de mars/avril 1918 et de la guerre de position qui s'en est suivie jusqu'à l'évacuation de la région en octobre 1918. En 1921 et 1923, les autorités militaires françaises ont procédé à d'importants regroupements de sept secteurs communaux environnants. Les soldats qui reposaient ici appartenaient à 63 régiments d'infanterie et 13 régiments d'artillerie ainsi qu'à de nombreuses autres unités (lance-mines, service sanitaire, ravitaillement, aviation, etc.) et avaient leurs garnisons d'origine en Thuringe, Saxe, Oldenbourg, Hanovre, Westphalie, Bade, Bavière, Frise orientale, Brandebourg, Schleswig-Holstein, en Rhénanie ainsi que dans les villes hanséatiques de Brême, Hambourg et Lübeck. Travaux de remise en état entre les deux guerres Les premiers travaux visant à améliorer l'état du cimetière ont été réalisés par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V. sur la base d'un accord conclu en 1926 avec les autorités militaires françaises compétentes. Entre autres, le champ de tombes a été engazonné et entouré d'une haie. La plantation de 300 arbres, de 5900 rosiers sauvages et de nombreux autres arbustes ainsi que la construction d'une nouvelle entrée suivirent. Cependant, le problème d'un marquage durable des tombes devait rester tout d'abord irrésolu en raison du manque de devises et de la Seconde Guerre mondiale qui éclata en 1939. Aménagement définitif Après la conclusion de l'accord franco-allemand sur les sépultures de guerre du 19 juillet 1966, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V. - soutenu financièrement par le gouvernement fédéral - put procéder à l'aménagement définitif des cimetières militaires allemands de la Première Guerre mondiale en France. En plus d'un remaniement paysager fondamental de l'ensemble du site, on procéda en 1978 au remplacement des signes funéraires provisoires en bois par des croix en granit belge sur lesquelles étaient gravés les noms et les dates des personnes qui y reposaient. Les 2.211 morts reposent dans des tombes individuelles. trente et un d'entre eux sont restés sans nom. Pour des raisons religieuses, les neuf tombes des soldats de confession juive ont été dotées d'une stèle funéraire en pierre naturelle à la place de la croix. Les caractères hébraïques indiquent : 1. (en haut) "Ici repose enterré ... ." 2. (en bas) "Que son âme soit entrelacée dans le cercle des vivants"