France
Azannes II
Occupation totale: 4.750 victimes
Occupation totale: 4.750 victimes
Prises de vue : Fritz Braun Département de la Meuse 4.750 morts de guerre allemands Première Guerre mondiale Le cimetière militaire allemand d'Azannes II a été aménagé par les propres troupes au début de la bataille de Verdun, début mars 1916, lorsque le front s'était déplacé de quelques kilomètres vers le sud après les premiers succès de l'offensive allemande. A cette époque, les unités sanitaires continuèrent à avancer et installèrent plusieurs hôpitaux et postes de secours principaux à Azannes, dont un dans un petit bois au-dessus de l'actuel cimetière militaire. Celui-ci a traité près de 3.500 blessés du 7 au 27 avril 1916. Ceux qui ont succombé à leurs graves blessures ont été les premiers à trouver leur dernière demeure dans l'enceinte du cimetière. Lorsque la guerre prit fin en novembre 1918, on comptait environ 800 tombes. Après la fin de la guerre, les autorités militaires françaises agrandirent considérablement le cimetière en y ajoutant des soldats tombés au combat, que l'on retrouva par centaines lors des travaux de déblaiement et de remise en culture du champ de bataille abandonné qui débutèrent en 1920. Même de nos jours, des restes de morts sont régulièrement retrouvés lors de travaux de construction ou de travaux forestiers. Les personnes ensevelies à l'époque venaient de presque tous les points chauds de la bataille : Samogneux, Thiaumont, Vaux, Romagne-s/s-les Côtes, Fleury, Douaumont. Beaumont, "homme mort", cote 304, Avocourt - au total de 145 secteurs de communes ou de quartiers. Les personnes reposant à Azannes II (le cimetière d'Azannes I se trouve directement à la limite ouest de la localité) appartenaient à des unités dont les garnisons d'origine se trouvaient en Bavière, Hesse, Saxe. Thuringe ainsi que dans presque toutes les provinces prussiennes de l'époque Travaux de remise en état entre les deux guerres Les premiers travaux d'amélioration de l'état du cimetière ont été réalisés par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V. sur la base d'un accord conclu en 1926 avec les autorités militaires françaises. Il s'agissait notamment de plantations d'arbres, d'arbustes et de haies. Rien qu'en hiver 1927/28, 146 platanes ont été plantés. La fosse commune - qui se trouve encore derrière la haute croix - a été entourée de pierres naturelles. La haute croix est en grès rouge des Vosges. L'entrée a également été aménagée avec un portail forgé entre deux blocs de pierre monolithiques. Le problème d'un marquage durable des tombes n'a cependant pas été résolu en raison du manque de devises et de la Seconde Guerre mondiale qui a éclaté en 1939. Aménagement définitif Après la conclusion de l'accord franco-allemand sur les sépultures de guerre du 19 juillet 1966, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V. - soutenu financièrement par le gouvernement fédéral - a pu procéder à l'aménagement définitif des cimetières militaires allemands de la Première Guerre mondiale en France. Auparavant, de jeunes bénévoles du Volksbund avaient déjà commencé d'importants travaux préparatoires de jardinage. En 1977, les plaques funéraires provisoires en bois ont été remplacées par des croix en métal sur lesquelles ont été gravés les noms et les dates des défunts. Auparavant, de jeunes bénévoles avaient posé sur les tombes les fondations en béton de 35 kg, dont le transport avait été assuré par l'armée allemande. Sur les 4.750 morts, 4.594 reposent dans des tombes individuelles. Parmi eux, 839 sont restés inconnus. Sur les 156 morts de la fosse commune, 87 sont restés inconnus. Pour des raisons religieuses, les 18 tombes des morts de confession juive ont reçu comme signe distinctif, au lieu d'une croix, une stèle funéraire en pierre naturelle dont les caractères hébraïques indiquent : 1. (en haut) : "Ici repose enterré ... ." 2. (en bas) : "Que son âme soit intégrée dans le cercle des vivants" Le cimetière a ensuite été doté d'une nouvelle clôture composée d'un grillage et d'une haie ; les arbres et les arbustes ont été remplacés et les surfaces des tombes ont été revégétalisées. Des plaques nominatives en métal rappellent aujourd'hui les morts connus de la fosse commune.