France

Beauvais

Occupation totale: 1.597 victimes

Occupation totale: 1.597 victimes


Adresse

109, rue de la Mie au Roy

60000 Beauvais

France


Les morts de la Seconde Guerre mondiale reposent dans le cimetière de guerre allemand de Beauvais.

Description du cimetière

Le cimetière est situé à la lisière sud du "Bois Brûlet", une forêt au nord du centre-ville. Un escalier en pierre mène au portail étroit du bâtiment d'entrée en grès rougeâtre du Mains. Le toit est recouvert d'une tôle de cuivre. À l'intérieur, on peut lire en grandes lettres sur le mur : "Souvenez-vous des morts ! - Transformez-vous" !

Deux côtés du cimetière sont délimités par la forêt. Au sud-est ainsi que du côté de l'entrée, un mur de grès sépare le terrain de l'environnement. Les bordures du champ de tombes sont plantées de buissons et de groupes d'arbres. Des pupitres portant les noms et les dates de vie de deux morts de la guerre permettent d'identifier la majeure partie des emplacements des tombes. Du côté de la forêt, des stèles de 80 centimètres de haut portant chacune quatre noms ont été érigées.

Une croix en pierre de trois mètres et demi de haut se dresse dans le tiers arrière du terrain allongé.

Occupation

La Seconde Guerre mondiale a fait en France près de 240 000 victimes allemandes et environ 255 000 victimes françaises. Le service des sépultures de la Wehrmacht a aménagé la nécropole de guerre en été 1942. Les morts de la campagne de France y ont été transférés de l'Oise, de la Somme et de la Basse Seine. Le service des sépultures français a procédé à d'autres regroupements en 1946 et 1947.

Historique

Deux accords sur les sépultures de guerre (1954 et 1966) entre l'Allemagne et la France constituent le cadre juridique pour l'aménagement et l'entretien des sépultures de guerre allemandes. L'accord de 1954 a permis au Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e. V. d'agrandir le site de Beauvais à partir de juillet 1961. Il fut ouvert au public le 4 juillet 1964.

Jusqu'en 1975, le Volksbund a achevé la construction de 22 cimetières pour les soldats de la Seconde Guerre mondiale en France. Le site de Giffertswald (Spicherer Höhen) s'y est ajouté en 1998. Depuis des décennies, des jeunes gens aident à la conservation et à l'entretien des sépultures de guerre en France dans le cadre de chantiers allemands et internationaux. À partir du milieu des années 1950, ils ont également participé à la création de nouveaux cimetières.

Particularité

À environ 60 kilomètres à l'est de Beauvais se trouve le village de Compiègne. C'est dans une clairière de la forêt que le maréchal français Foch avait reçu le 8 novembre 1918 une délégation allemande dans un wagon de chemin de fer, son wagon-salon. Celle-ci y signa le 11 novembre la convention d'armistice qui scella la défaite allemande dans la Première Guerre mondiale. C'est dans ce wagon que se déroulèrent à nouveau - sous des auspices inverses - les négociations d'armistice du 22 juin 1940, qui permirent à la campagne dite de l'Ouest de l'armée allemande de se terminer dans un premier temps par une victoire sur la France.