Le cimetière militaire de Dagneux est le lieu de repos de près de 20.000 soldats allemands, dont la plupart sont morts dans le sud de la France pendant la Seconde Guerre mondiale.
Description du cimetière
Le cimetière militaire allemand se trouve à Dagneux, une commune du département de l'Ain, à environ 16 kilomètres à l'est de Lyon. On entre dans le cimetière d'une superficie de 4,5 hectares par un portail étroit. Dans le bâtiment d'entrée se trouve la salle des visiteurs, où sont affichées les listes des noms des morts enterrés. Le cimetière se compose de 42 blocs de tailles différentes. Les emplacements des tombes sont indiqués par des stèles. Elles portent au recto et au verso les noms, les grades ainsi que les dates de naissance et de décès de deux soldats tués. Des groupes de croix isolés interrompent les rangées uniformes de stèles funéraires. L'allée centrale traverse le cimetière en diagonale et mène au monument aux morts, un bâtiment pentagonal de huit mètres de haut, sans fenêtre et dont l'intérieur est ouvert vers le haut. C'est là que se trouve la grande statue en bronze d'une personne en deuil. Sur le côté se dresse une croix de onze mètres de haut. Sous le monument aux morts se trouve la tombe des camarades avec plus de 800 morts, dont plus de 350 sont inconnus. Les noms des soldats connus ont été gravés sur neuf plaques de calcaire carrées, encastrées dans le sol du monument d'honneur.
Occupation
Près de 20 000 morts allemands reposent dans le cimetière militaire de Dagneux, principalement lors de combats dans le sud de la France ainsi qu'en captivité.
Historique
Après avoir débarqué sur la Côte d'Azur le 15 août 1944, les Alliés s'emparèrent en quelques semaines des villes de Grenoble, Toulon, Marseille et finalement de Lyon le 3 septembre. en 1952, les autorités françaises ont aménagé le cimetière militaire à environ deux kilomètres au sud des deux petites villes de Dagneux et Montluel et y ont tout d'abord enterré 1.486 soldats allemands morts au combat ou en captivité. Ils avaient été initialement enterrés dans des cimetières civils du sud de la France, notamment à Lyon, Aix-les-Bains, Thonon-les-Bains, Bourg-en-Bresse et Bélignieux.
Après la conclusion de l'accord sur les sépultures de guerre entre la République fédérale d'Allemagne et la France en 1954, la mise en terre des morts a également commencé quatre ans plus tard dans le sud de la France. Le gouvernement français mit à disposition l'installation provisoire existante pour en faire un cimetière militaire allemand définitif et tint compte de l'espace supplémentaire nécessaire à cet effet. Les travaux de transfert furent achevés à l'été 1961. Les morts transférés provenaient des départements suivants : Ain, Allier, Alpes-Maritimes, Ardèche, Ariège, Aude, Aveyron, Basses-Alpes, Bouches-du-Rhône, Cher, Drôme, Gard, Hautes-Alpes, Haute-Garonne, Haute-Loire, Haute-Savoie, Hérault, Isère, Loire, Lozère, Puy-de-Dôme, Pyrénées- Orientales, Rhône, Savoie, Tarn, Var et Vaucluse.