Allemagne
Berlin-Spandau, Friedhof "In den Kisseln"
Occupation totale: 8.212 victimes
Occupation totale: 8.212 victimes
Adresse
Pionierstr. 82-156
13589 Spandau,Pionierstr. 82-156
Allemagne
Avec une superficie de près de 62 ha, le plus grand cimetière à l'intérieur des limites de la ville de Berlin a été aménagé dans un peuplement de pins ("Kisseln") déjà existant et a succédé aux cimetières de la banlieue d'Oranienburg. Le cimetière a été ouvert le 17 novembre 1886. Les tombes des victimes de la guerre et de la tyrannie ont été aménagées dans 16 sections fermées différentes, presque toutes côte à côte. Dès les années 1940, quelques espaces ont été aménagés ici pour les personnes décédées par faits de guerre, et ce exclusivement pour les civils et les soldats de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les civils se trouvent les victimes décédées entre autres lors des attaques aériennes du 22 novembre 1943 et du 30 janvier 1944. Comme les cimetières du centre-ville ne disposaient pas de suffisamment de surface pour accueillir les nombreux morts, on a fait appel aux cimetières de la périphérie. Ce qui est particulièrement frappant dans les champs de tombes, c'est l'occupation multiple des différentes tombes. Dans une même tombe, deux ou plusieurs victimes inconnues et anonymes sont souvent enterrées avec des victimes connues. Une inhumation régulière de ces nombreuses victimes des bombardements, souvent défigurées au point d'être méconnaissables, ainsi que des victimes de la guerre dont le nombre s'est accru au cours des derniers jours de combat en avril/mai 1945, n'était manifestement plus gérable. Le cimetière lui-même a fait partie des combats de la bataille de Berlin. Dans une section, on trouve un grand nombre de tombes de victimes de nations étrangères, dans une autre section, davantage de tombes de travailleurs forcés russes et dans une autre section, de nombreux réfugiés allemands ont trouvé leur dernière demeure. 117 soldats fusillés entre le 21 août 1944 et le 13 février 1945 ont également été enterrés dans ce cimetière ; ils avaient été accusés par le régime nazi de "déstabilisation de l'armée". Pour les morts de la Première Guerre mondiale, trois cimetières avec un total de près de 1.000 tombes ont été aménagés en 1919. Les morts de la révolution de novembre 1918 et du putsch de Kapp y ont également été enterrés. La croix des Français rappelle 400 prisonniers de guerre français de la guerre franco-allemande de 1870/71, décédés de la maladie de la feuille noire.